Techniques et marchés des emballages et étiquettes imprimés

Cartonnage du Château multiplie les investissements

Carton

S’abonner à Pack & Label Around

Pour répondre à une demande croissante d’emballages en carton, Cartonnage du Château à Belfort  multiplie les investissements. En 2021, l’entreprise finalise un investissement de 2,8 millions d’euros et prévoit déjà une enveloppe de 1,5 million d’euros pour 2022. D’ici à début février 2022, Cartonnage du Château aura reçu et installé sa nouvelle machine d’impression offset. D’un coût de 2 millions d’euros, soutenu dans son achat par France Relance à hauteur de 685 000 euros, cet équipement représente la plus importante part de l'investissement de 2,8 millions d’euros engagé en 2021.

« Il s’agit de la première machine de ce type de Koenig & Bauer installée en France. Elle imprimera 18 000 feuilles par heure, 2 000 de plus que notre ancienne machine, mais présente surtout d’autres intérêts », se félicite Marc Royer, le dirigeant de l'entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de petits et moyens tirages de packaging en carton plat ou cannelure légère. Grâce à un système de caméras embarquées, la Rapida 106X lira une feuille sur dix afin de régler au mieux la dépose des encres et améliorer ainsi la qualité des séries.

« Cela contribuera aussi à réduire le gâchis de feuille de 15% en moyenne, soit environ 100 tonnes de carton économisées par an », précise Marc Royer, désireux de réduire l’impact environnemental de son entreprise. L’autre point fort de ce futur équipement repose sur sa capacité à projeter six encres, contre cinq dans les imprimantes actuelles. En minimisant le temps de passage, Cartonnage du Château espère réduire son besoin en énergie et là encore, limiter le carton gaspillé. Le spécialiste des emballages carton pour l’agroalimentaire, la viticulture, la cosmétique, la pharmacie, les loisirs… a complété cet investissement en faisant l’acquisition d’une machine de dépose automatique d’un élément transparent biosourcé, en remplacement du plastique. « Nous avons également changé notre plieuse-colleuse pour suivre l’évolution des techniques et des solutions de pli. » Marc Royer a également opté pour une machine CTP, computer to plate, qui lui permet de fabriquer ses propres outils d’impression, sans y intégrer d’éléments chimiques.(Vu dans L'Usine Nouvelle, en lire plus sur https://bit.ly/3AR95S9)